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Souvenances

—par Gisèle Besson Lafontant

P

arler de mes relations avec la famille Laraque c'est remuer un monde de souvenirs. Mes parents et ceux de Franck étaient amis. Tonton Franck, comme je l'appelais, puisqu'à l'époque les amis étaient tous TONTONS et TANTES, jouait du piano et chantait le plus souvent son cheval de bataille « lorsque tout est fini, quand se meurt notre beau rêve » que j'ai fini par apprendre pour l'avoir si souvent entendue. Je la chante encore en pensant à lui. Cayotte, sa femme, une personne douce, affable, toujours prête à t'accueillir avec le sourire. Paul, le poète, m'a enseignée le poème de Heredia « Antoine et Cléopâtre » de même que ces vers de Baudelaire « poudre d'un blanc pur les rougeurs de ton front. Le banquet est fini quand j'ai vidé ma tasse...». Le titre m'échappe. Désolée.

Yolande était une belle fille, cultivée, extrovertie, athlétique. Elle adorait Franck et l'appelait TI WINE. Quand les circonstances de la vie nous ont séparés son affection pour moi est restée intacte et il en était de même de mon côté. Je ne l'oublierai jamais et je pense que ma fille aînée, Florence, la rappelle beaucoup aussi grande, modestie à part, belle femme, sportive et pétillante.

Franck, jeune, éait un hybride de GARY COOPER et RICHARD BURTON, c'est-à-dire beau et séduisant (wow, wow !!!) Je le vois rougir. Inutile de vous dire qu'il était très sollicité. En plus, grand danseur, entre autres rythmes, de TANGO. Il m'a enseignée quelques figures que je réalise seule dans ma grande cuisine au son de mes disques de tango puisque mon mari, grand bolériste, danse naturellement le tango sur un rythme de… boléro !!!

Mes amies Thérèse Lavaud, Céline Adès et moi formions un petit groupe auquel s'est jointe Ruby qui a son tour nous a emmenées chez elle un jour. Cela suffisait pour que nous soyons « adoptées » par cette famille si unie, si harmonieuse, si accueillante où les jeunes se sentaient à l'aise dans cette atmosphère imprégnée d'amour dans son sens le plus pur.

De Guy je n'ai pas grand-chose à dire, à l'époque nous ne l'intéressions pas et nous lui rendions la pareille ! J'ai eu davantage de rapports avec lui adulte. Il a bien su choisir sa compagne, femme de courage, mon amie Elsa.

Pour terminer je voudrais dire à Franck que Raymond se joint à moi pour lui envoyer nos affectueux vœux de SANTÉ accompagnés de UN FUERTE ABRAZO.

Bien à vous

—Gisèle Besson Lafontant publié pour la première fois dans Haïti Liberté, no. 48, 15–21 juin 20110

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