par Myrtha Gilbert
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el semble être le slogan préféré de nombreux patrons/gérants/courtiers de la sous-traitance. Pour cette catégorie de patrons, les ouvriers sont de simples machines jetables et remplaçables à volonté. Ces brasseurs daffaires, partenaires préférés de lÉtat Haïtien et des donneurs dordre étrangers, ne jurent que par le profit maximum et le paiement minimum, en bons émules des colons dautrefois.
Ainsi, fort du pouvoir arbitraire à eux concédés par « les blancs » et lÉtat Haïtien, des patrons exigent-ils de leurs ouvriers des quotas-tarif, dépassant largement les limites du possible. Récemment, lun deux voulut forcer des opérateurs à renouveler des efforts qui les avaient totalement épuisés à la fin de la semaine. Ils avaient, à bout de souffle, confectionné 5 000 pièces du lundi au samedi. Totalement éreintés, ils ont fait comprendre au patron/gérant/courtier, quil leur était impossible de poursuivre le travail à ce rythme.
Alors, vous imaginez-vous la réaction de ce « donneur demplois » face à cette contrainte, cet « empêchement de force majeure » ? Ces ouvriers et ouvrières qui travaillent pour moins dune bouchée de pain ont simplement reçu une punition : un renvoi de trois jours. Un avant-goût de révocation. Question de leur faire comprendre deux choses à mon avis :
- Quils ont intérêt à pratiquer une obéissance passive envers les maîtres/maîtressesquitte à se retrouver au sanatoriumsous peine de révocation;
- Quils ne sont pas indispensables à lusine dans un pays où le chômage est la règle.
Ce nest dailleurs pas pour rien que la misère est si bien entretenue. Lensemble de politiques économiques et sociales appliquées dans ce pays tant pour encourager lexode rural, décourager la production agricole, agro-industriel, artisanal, empêcher la décentralisation, maintenir intact les bidonvilles, rentre dans ce projet macabre antinational.
Mais les colons français en leur temps, se croyaient à labri de toute surprise désagréable et lhistoire a prouvé que les esclavagistes avaient tort.
